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Climatisation · Saint-Germain-en-Laye 78100

En abords de Monuments historiques, le groupe extérieur décide du projet

Le château et les terrasses dessinées par Le Nôtre placent une large part du centre de Saint-Germain-en-Laye sous le regard de l'Architecte des Bâtiments de France. Sur ces adresses, la façade sur rue est écartée d'avance, et l'appareil doit trouver sa place ailleurs : en fond de cour, sur une façade arrière, derrière un acrotère. C'est cet arbitrage-là qui commande le reste du projet, longueur de liaison et niveau sonore compris.

Commune
Saint-Germain-en-Laye (78100)
Notre base
Siège de l'entreprise, 99 rue Pereire
Matériel
Mono-split, multi-split, monobloc sans groupe extérieur
Ce qui décide ici
La covisibilité avec le monument, donc l'implantation du groupe

Ce que le périmètre des abords regarde vraiment

Le château et les terrasses dessinées par Le Nôtre placent une large part du centre dans le périmètre des abords de Monuments historiques : toute modification visible depuis l'espace public y passe devant l'Architecte des Bâtiments de France.

Le mot qui gouverne tout est la covisibilité : le fait qu'on puisse embrasser l'appareil et le monument dans un même champ de vision, depuis un point ouvert au public. Ce n'est donc pas la commune qui est en cause, ni même la rue, mais un angle de vue, et deux logements du même immeuble n'ont pas forcément la même réponse selon qu'ils donnent sur la voie ou sur la cour.

De là découle une hiérarchie d'implantations, qui va du plus défendable au moins défendable, et qu'on parcourt dans cet ordre avant de parler de matériel. Une étude menée ici regarde donc toutes les façades avant d'en choisir une, et chiffre parfois deux emplacements : le moins coûteux techniquement n'est pas toujours celui qui se tient devant l'instruction.

Reste que la cour intérieure, solution la plus commode côté vue, n'est pas neutre pour autant : des murs qui se font face, un puits fermé, des fenêtres à trois mètres. Ce qu'on gagne en discrétion visuelle se rejoue en acoustique, et c'est le vrai prix de cette implantation-là.

Les emplacements, du plus défendable au dernier recours

  1. Fond de cour ou courette

    Aucune vue depuis la voie. C'est l'implantation qui ne se discute pas.

  2. Façade arrière ou pignon aveugle

    En retrait, sous un débord, à une hauteur qui sort du champ depuis la rue.

  3. Toiture-terrasse, derrière un acrotère

    Efficace en vision rasante, sous réserve de charge, d'étanchéité et d'accès.

  4. Façade sur rue, habillée

    Le dernier recours, et celui qui se défend le plus mal dans le périmètre.

Habiller la machine sans l'étouffer.

Un groupe extérieur respire par deux faces : il aspire l'air par l'échangeur, à l'arrière et sur un côté, et le rejette par la grille du ventilateur. Tout habillage part de là. Des lames ajourées largement ouvertes, un vide franc derrière l'échangeur, rien devant la grille de soufflage, et une face entière démontable : sans quoi la machine réaspire l'air qu'elle vient de rejeter et perd en rendement ce qu'elle a gagné en discrétion.

La teinte se traite sur l'habillage, jamais sur l'appareil : le blanc d'usine d'un groupe accroche la lumière et se voit de loin, alors qu'un bois grisé ou un métal sombre mat s'efface devant une pierre claire comme devant un enduit ancien. C'est exactement le genre d'arbitrage qui se prépare, dessin et teinte à l'appui, plutôt que de se découvrir au moment du dépôt.

Les fixations, enfin, ne s'improvisent pas sur un bâti ancien. Sur une console murale, la charge et les vibrations se reprennent dans un support sain, et sur une maçonnerie de pierre, le scellement se cherche dans le joint plutôt que dans la pierre de taille, avec une platine et une visserie inoxydables. Une pose réversible, qui ne laisse derrière elle que des trous rebouchables, est aussi celle qui se justifie le plus facilement.

Carénage, teinte, toiture, monobloc

Un carénage suffit-il à faire accepter un groupe en façade sur rue ?

Un habillage change ce qu'on voit, pas l'endroit où se trouve la machine : sur une façade vue depuis la voie, c'est la position qui est en cause, et aucun coffrage ne la déplace. Le carénage sert ailleurs : à finir proprement une implantation déjà défendable, en cour ou en retrait. Et il obéit à ses propres règles : lames ajourées, dégagement franc devant l'échangeur comme devant la grille de soufflage, panneau démontable côté entretien. Un coffre plein transforme un groupe en appareil qui réaspire son propre air chaud et perd la moitié de son intérêt.

Peut-on peindre l'unité extérieure pour l'assortir à la façade ?

Pas la machine elle-même : une peinture appliquée sur les ailettes de l'échangeur bouche l'échange thermique, et le fabricant ne garantit plus rien. La teinte se joue sur ce qui l'entoure, carénage, claustra, support. Devant une pierre claire ou un enduit ancien, un gris sombre mat s'efface beaucoup mieux qu'un blanc brillant, qui accroche la lumière et se repère de loin, y compris depuis l'autre côté d'une cour.

La pose en toiture-terrasse règle-t-elle la question ?

Elle règle souvent celle de la vue, dès lors qu'un acrotère masque la machine en vision rasante depuis la rue. Elle en ouvre trois autres : la charge que le plancher accepte, le complexe d'étanchéité qu'il ne faut pas percer, et l'accès pour l'entretien. La réponse habituelle est une pose sur plots ou sur chaises désolidarisées, posées sur l'étanchéité sans la traverser, et elle se décide avec le syndic ou le couvreur, pas dans le devis de climatisation seul.

Et si aucune implantation extérieure ne convient ?

Il existe des monoblocs sans groupe extérieur : toute la machine tient à l'intérieur, avec deux ouvertures traversantes en façade. Ils déplacent le problème plus qu'ils ne le suppriment, puisque les grilles restent visibles, et leurs performances comme leur niveau sonore restent en retrait d'un split classique. Sur un studio ou une pièce isolée d'un immeuble ancien, la solution reste crédible ; sur un appartement entier, elle se paie en confort.

Le bruit, dans une cour fermée.

Le niveau sonore annoncé par un fabricant se mesure en champ libre. Une courette d'immeuble est l'inverse d'un champ libre : deux murs parallèles, un sol dur, un puits fermé sur trois côtés. Le même appareil y paraît plus présent qu'au milieu d'un jardin, non parce qu'il produit davantage, mais parce que rien n'absorbe ce qu'il produit et que les fenêtres tout autour reçoivent le son plusieurs fois.

Trois décisions se prennent donc au moment de l'implantation, et pas après. Le soufflage s'oriente vers l'ouverture de la cour plutôt que vers le mur d'en face. Le groupe se désolidarise de la maçonnerie par des plots amortisseurs, faute de quoi la structure transporte les vibrations jusque chez le voisin du dessus. Et le mode de fonctionnement réduit de nuit, présent sur la plupart des machines actuelles, se paramètre à la mise en service : c'est la nuit d'été, fenêtres ouvertes, que se juge une installation.

Ce même repérage donne enfin la longueur réelle de la liaison frigorifique jusqu'à l'unité intérieure, et l'endroit où les condensats peuvent rejoindre une évacuation existante. Deux paramètres qui pèsent sur le devis, et qu'un emplacement choisi sur plan ignore.

Groupe extérieur posé en fond de cour, invisible depuis la rue, habillage à lames ajourées en teinte sombre

Décrivez l'extérieur avant l'intérieur.

Une cour, un balcon, un jardin, une toiture accessible : cet inventaire-là oriente l'étude bien plus vite que la surface des pièces. Une photo de la façade côté cour, et une autre depuis le trottoir, suffisent à dire ce qui est jouable.

Les démarches à prévoir selon le logement, le déroulé d'une pose et le choix entre mono-split, multi-split et gainable sont exposés sur la page consacrée à la climatisation.

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Depuis quand, à quel endroit, ce que vous avez déjà tenté.

Un emplacement se relève, il ne se suppose pas.

Cour, façade arrière, toiture : le passage sur place départage en une visite ce qu'un catalogue ne dira jamais.

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