Prestation 01 · Urgence
Fuite d'eau et dégât des eaux : couper, localiser, réparer.
Un raccord qui lâche sous un évier se règle sur place, en une visite. Une tache qui grandit au plafond depuis trois jours, c'est un autre chantier : il faut d'abord savoir d'où l'eau vient avant de savoir quoi réparer. Les deux se traitent ici, mais pas de la même façon, et surtout pas au même prix.

En bref
Coupez l'arrivée d'eau avant toute chose : vanne générale, ou robinet d'arrêt le plus proche du point qui coule. Dites-nous ensuite ce que vous voyez : eau chaude ou froide, visible ou derrière une cloison. Nous arrêtons l'écoulement, nous localisons l'origine avant d'ouvrir, et vous repartez avec un rapport écrit à porter à votre assurance. Astreinte soir et week-end pour les fuites actives.
Les six fuites qui reviennent le plus.
Elles n'ont ni la même cause, ni le même degré d'urgence, ni la même méthode. Savoir dans laquelle vous êtes évite d'appeler pour rien, ou d'attendre trop longtemps.

- Robinet, mitigeur
- Cartouche céramique usée ou joint torique fatigué. Le corps du robinet est rarement en cause : le remplacer entièrement est souvent une dépense évitable.
- Sous évier, sous lavabo
- Siphon desserré, flexible d'alimentation percé à la tresse, bonde mal reprise. Visible au premier coup d'œil, et c'est la seule catégorie où on peut agir soi-même sans risque.
- Chasse d'eau
- Mécanisme ou joint de cuvette hors service. Une chasse qui coule en continu passe inaperçue et se voit uniquement sur la facture d'eau, avec un trimestre de retard.
- Groupe de sécurité du ballon
- Un écoulement au groupe pendant la chauffe est normal. Un écoulement permanent ne l'est pas : c'est le signe le plus fréquent d'un groupe entartré ou d'une pression réseau trop haute.
- Canalisation encastrée
- Dans une cloison, sous une chape ou en vide sanitaire. Elle impose une localisation préalable : ouvrir au jugé coûte plus cher que la réparation elle-même.
- Infiltration venue du dessus
- Étage supérieur, mur mitoyen, toiture. Le rôle du plombier s'arrête au diagnostic de l'origine : ce qui suit relève d'un autre corps de métier, et il vaut mieux le savoir tout de suite.
Déroulé
Ce qui se passe, dans l'ordre.
Couper, avant même l'appel
La première minute vaut plus que la vitesse d'arrivée. Vanne générale fermée, disjoncteur coupé si l'eau approche d'une prise ou d'un luminaire, photos prises avant de déplacer quoi que ce soit : ces photos serviront au dossier.
Qualifier la fuite au téléphone
Apparente ou encastrée, sous pression ou en évacuation, eau froide ou eau chaude : ces trois questions déterminent le contenu du camion. Un raccord PER, un joint fibre et une pince à sertir ne servent à rien si le problème est derrière un carrelage.
Localiser avant d'ouvrir
Sur une fuite non visible, la recherche précède la casse. Humidimètre sur les cloisons, caméra thermique sur les circuits chauds, mise en pression du réseau isolé : on ouvre le mur une fois, au bon endroit.
Réparer, puis remettre en pression
Remplacement du tronçon ou de l'organe en cause, essai sous pression réelle, contrôle du compteur à tous robinets fermés. Tant que le compteur bouge, le chantier n'est pas fini.
Le dossier d'assurance, dans l'ordre.
IRSI et CIDE-COP sont des conventions passées entre assureurs : elles fixent lequel instruit le dossier et lequel indemnise, selon le montant des dommages et le nombre de lots touchés. Elles organisent des rapports entre compagnies et n'attribuent aucune qualification aux entreprises qui interviennent. Dans cette mécanique, une seule pièce vous revient : le document que votre assureur attend de vous.
À la fin de l'intervention, vous repartez avec un rapport écrit qui décrit la cause constatée, la date, la méthode employée, les désordres relevés et le détail chiffré des travaux. Ce rapport est conforme à ce que demandent les conventions inter-assureurs. C'est vous qui le transmettez à votre assurance : personne d'autre n'est partie au contrat. Quand l'eau vient de chez un voisin, c'est encore ce document qui déplace la discussion, puisque la répartition se règle entre assureurs et non entre voisins.
Selon les garanties souscrites, la recherche de fuite peut être prise en charge même lorsque la réparation ne l'est pas. Cette distinction est fréquente et vaut la peine d'être vérifiée avant d'engager les travaux.
Les signes d'une fuite qu'on ne voit pas
- Le compteur avance alors que tous les robinets sont fermés depuis deux heures.
- Une zone de mur ou de sol reste tiède sans radiateur à proximité.
- Le parquet se soulève en rive, ou une plinthe se décolle sans cause visible.
- Une odeur d'humidité revient toujours au même endroit, y compris après aération.
- La facture double d'un trimestre à l'autre sans changement d'habitude.
Trois de ces signes réunis annoncent presque toujours une fuite encastrée. Elle relève alors de la détection non destructive, pas du dépannage direct.
Ce qu'on demande le plus souvent sur les fuites
Je ne trouve pas la vanne d'arrêt. Que faire en attendant ?
Dans une maison, cherchez au niveau du compteur, souvent en limite de propriété ou en cave. Si rien n'est accessible, coupez au robinet le plus proche du point qui fuit et posez une bassine. Signalez-nous que l'écoulement n'est pas arrêté : cela change l'ordre dans lequel on intervient en arrivant.
Faut-il assécher avant de refaire les peintures ?
Oui, systématiquement. Un plâtre gorgé d'eau reste humide plusieurs semaines et le revêtement refait par-dessus cloque en quelques mois. La réparation de la fuite et la remise en état sont deux chantiers distincts, séparés par un temps de séchage.
Une fuite goutte à goutte, ça peut attendre lundi ?
Sur une évacuation, souvent oui. Sur une canalisation sous pression, non : le débit augmente quand le joint ou le raccord continue de céder, et le passage du goutte-à-goutte au jet se fait sans prévenir.
Le compteur tourne encore après la réparation. Est-ce normal ?
Non, et c'est exactement ce que vérifie la dernière étape : essai sous pression réelle, puis contrôle du compteur tous robinets fermés. S'il avance toujours, quelque chose consomme encore. Sur une installation ancienne, une seconde fuite indépendante de la première est fréquente : la plus grosse masquait la plus petite. Le chantier ne se referme pas tant que le compteur n'est pas immobile.
Une fuite en cours ? Écrivez, avec une photo.
Une photo du point qui fuit et une du compteur font gagner un aller-retour. Précisez aussi si l'eau est chaude ou froide : cela change complètement l'hypothèse de départ.
Pour un ordre de grandeur avant de vous décider, la page tarifs détaille ce qui fait monter ou baisser la note.
Plus l'eau coule longtemps, plus la remise en état coûte cher.
La réparation est rarement le poste le plus lourd. Ce sont les sols, les cloisons et les délais de séchage qui font la facture.