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Saint-Germain-en-Laye · 78100

Recherche de fuite à Saint-Germain-en-Laye, où moins d'un logement sur cinq est une maison

La recherche commence donc rarement dans un pavillon. Elle commence dans un immeuble, et un immeuble pose une question de plus qu'une maison : l'eau qui apparaît chez vous a pu entrer deux niveaux plus haut, et la canalisation en cause n'appartient pas forcément à celui qui la subit. Localiser le point ne suffit pas : il faut aussi pouvoir dire de quel côté de la limite privative il se trouve.

Commune
Saint-Germain-en-Laye (78100)
Base
Siège de l'entreprise, 99 rue Pereire
Cas courant
Copropriété d'après-guerre, colonne commune, syndic à informer
Méthodes
Relevé simultané de compteurs, humidimètre, caméra thermique, écoute acoustique
Livrable
Rapport écrit remis au client, transmissible au syndic comme à l’assurance

Un parc bâti où le collectif est la règle

Deux tiers du parc datent d'après-guerre, pour environ 18 % de maisons individuelles. En clair : des colonnes communes anciennes dans les copropriétés du centre et du Lycée, du cuivre dans les pavillons de Saint-Léger, du PER ou du multicouche dans le bâti récent de Bel-Air et de Gramont.

Cette proportion commande la méthode avant même la première mesure, et elle a une suite matérielle. Une copropriété élevée entre 1950 et 1970 (le cas ordinaire ici, et non l'exception) a reçu une alimentation en acier galvanisé, standard de la période avant que le cuivre s'impose. Ce métal ne cède presque jamais au milieu d'un tube droit : il s'attaque aux filetages, aux coudes vissés, aux jonctions entre deux métaux, là où la couche de zinc part en premier. Le suintement démarre à ces points-là, derrière une cloison ou dans une gaine, et il reste longtemps trop faible pour tacher quoi que ce soit. C'est le compteur qui le signale, pas le mur.

Sur un réseau pareil, la recherche vise donc en priorité les filetages, les réductions de diamètre et les endroits où du galvanisé a été raccordé à du cuivre lors d'une rénovation partielle : le contact des deux métaux accélère la corrosion du plus fragile, et ces raccords-là ont l'âge de la salle de bain refaite, pas celui de l'immeuble. Il faut compter en plus avec le bruit propre d'un tube entartré, qui charge l'écoute électroacoustique d'un fond continu et noie le sifflement recherché. Un tronçon une fois dégagé se juge alors sur son état général autant que sur son percement.

Les immeubles antérieurs à la guerre changent complètement l'exercice : cuivre, parfois encore du plomb sur les branchements les plus anciens, cheminant dans des saignées rebouchées au plâtre. L'écoute électroacoustique y fonctionne bien, parce que le matériau transmet le bruit du jet et que la distribution reste courte à l'intérieur de chaque lot. Dans le bâti récent en PER ou multicouche, le réseau court au contraire en faisceaux depuis un collecteur, souvent en dalle ou sous fourreau : chaque départ s'isole à la nourrice, ce qui réduit la zone à un ou deux mètres sans qu'aucun appareil de détection ne sorte de la caisse.

Trois époques, trois façons de procéder, et l'année de construction de l'immeuble suffit à savoir laquelle vous concerne avant même le déplacement. Le collectif, lui, ajoute une contrainte que le pavillon ignore : une partie du réseau qui vous dessert n'est pas à vous, et l'accès à cette partie-là se demande.

Ce qu'il faut préparer pour l'intervention

  • L'accès au compteur du logement, et si possible à celui de l'immeuble.
  • Le dégagement des zones humides : meubles écartés, tapis relevés.
  • Les coordonnées du syndic, et le règlement de copropriété si vous l'avez.
  • Les photos de l'évolution de la trace, si vous en avez prises.
  • Le numéro de votre contrat d'assurance habitation, pour le rapport.

Déroulé en habitat collectif

Quatre mesures, de la moins chère à la plus lourde.

L'ordre n'est pas indifférent : chacune de ces étapes coûte plus que la précédente et élimine ce que la suivante n'aurait plus à explorer. Les deux premières ne demandent qu'un carnet et de la patience.

  1. Le compteur du logement, puis celui de l’immeuble

    Deux heures sans usage d'eau, un relevé avant et un après. Un compteur divisionnaire qui avance désigne le lot ; un compteur divisionnaire immobile alors que le général tourne renvoie vers la distribution collective ou vers un autre lot.

  2. Le relevé simultané avec le voisin du dessus

    Même protocole, même créneau, chez celui dont la verticale surplombe la trace. C'est la mesure la moins coûteuse du métier et celle qui referme le plus de dossiers : elle sépare une fuite de logement d'une fuite de canalisation traversante.

  3. La mise en pression par branche, à l’intérieur du lot

    Vanne d'entrée fermée, réseau isolé, manomètre en place. Une pression qui tient à l'intérieur du lot met hors de cause l'alimentation privative et laisse en piste l'évacuation, la colonne ou l'appartement voisin.

  4. La remontée à la colonne, si le lot est hors de cause

    Recherche au pied de colonne, aux traversées de plancher et aux piquages d'étage : les points où une colonne ancienne cède avant de céder sur sa longueur. Ce sont des parties communes dans la plupart des règlements de copropriété : le syndic est alors le bon interlocuteur.

Le voisinage fait partie du diagnostic.

En immeuble, la première question n'est pas « où est la fuite » mais « dans quel logement ». Un relevé de compteur simultané chez vous et chez le voisin du dessus, à deux heures d'intervalle, répond souvent avant qu'aucun appareil ne soit sorti.

Cette démarche demande un peu de diplomatie, et elle évite beaucoup de tensions par la suite. Un voisin sollicité pour un relevé collabore volontiers ; le même voisin désigné comme responsable dans une lettre recommandée, beaucoup moins.

Lorsque l'origine se trouve effectivement ailleurs, le rapport le dit et l'établit : cotes relevées, méthode employée, position du point. C'est ce document qui permet à chaque assureur de traiter sa part sans que les occupants aient à débattre entre eux de qui est en cause, et au syndic d'engager sa propre démarche s'il y a lieu.

Le principe de chaque appareil de détection, et les situations dans lesquelles il décroche, sont exposés sur la page recherche de fuite sans casse.

Relevé de compteur divisionnaire dans une gaine palière, cadran lisible et carnet de relevé

Colonne, syndic, parties communes, galvanisé

La tache est chez moi, la fuite peut-elle venir de deux étages plus haut ?

Oui, c'est même fréquent dans les immeubles à colonnes communes. L'eau descend le long d'une canalisation ou d'un conduit, traverse les planchers par les percements existants, et ressort là où le revêtement cède en premier. La verticale du point visible n'est donc pas l'origine, c'est seulement le point de sortie.

Comment sait-on qu’une canalisation est une partie commune ?

C'est le règlement de copropriété qui le dit, et lui seul. La règle habituelle veut qu'une canalisation desservant plusieurs lots soit commune et qu'une antenne desservant le vôtre seul soit privative, mais la frontière exacte (avant ou après le piquage, avant ou après le robinet d'arrêt du lot) change d'un règlement à l'autre. Avoir le document sous la main avant l'intervention évite de trancher au jugé une question qui décide de qui paie.

Qui commande la recherche quand la colonne est suspectée ?

Le syndic, dès lors que la canalisation en cause relève des parties communes. Un copropriétaire qui fait réaliser la recherche à ses frais peut en demander le remboursement, mais la démarche est plus simple si le syndic est informé avant l'intervention plutôt qu'après.

Peut-on chercher sans déposer un revêtement de sol ?

C'est précisément l'objet de la méthode. Humidimètre à pointes pour cartographier l'humidité du support, caméra thermique si un circuit chaud est en jeu, écoute acoustique sur les alimentations sous pression. La dépose ne se fait qu'en dernier recours, sur une zone déjà réduite et choisie, jamais pour explorer.

Une alimentation en acier galvanisé qui fuit une fois va-t-elle refuir ?

Souvent, et cela vaut mieux entendu pendant la recherche qu'après la réparation. Le zinc protège l'acier tant qu'il est là ; quand il a disparu sur un tronçon, il a disparu sur toute sa longueur, et les percements se déclarent aux points singuliers les uns après les autres. Le rapport indique donc l'état du tube mis à nu et le linéaire concerné, pas seulement la position du trou : c'est avec ça qu'on choisit entre réparer le point et reprendre la branche.

Deux chiffres valent mieux qu'une description.

Le relevé décrit plus haut, avant et après, oriente à lui seul toute la recherche et ne coûte rien. Joignez les deux valeurs à votre message plutôt que votre conclusion.

Précisez aussi votre étage, celui de la trace, et si un lot se trouve à la verticale au-dessus. Nos travaux sont couverts en décennale.

Demander une recherche

Réponse par email. Sans engagement.

Depuis quand, à quel endroit, ce que vous avez déjà tenté.

En copropriété, un rapport vaut mieux qu'une conviction.

Il dit où est le point, comment il a été établi, et de quel côté de la limite il tombe. C'est ce qui permet au syndic, à l'assureur et au voisin d'être d'accord sans se parler.

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